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                  <text>Une collection de récits de vie racontés par les innus.&lt;br /&gt;&#13;
&lt;p&gt;C’est en août 1987 dans un contexte du tournage près des chutes Manitou que Productions Manitu (Mani-Utenam) inc. voit le jour, une entreprise sans but lucratif (OSBL) qui se forme autour de quatre personnes : Zacharie Bellefleur, Céline Bellefleur, Evelyne St-Onge et Eddy Malenfant. L'objectif de base de l’entreprise est de faire connaître les cultures autochtones, particulièrement la culture innue par le biais de l'audio-visuel et du multimédia.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Production Manitu se considère comme un passeur de connaissances traditionnelles innues. (&lt;a href="https://omeka.uottawa.ca/confluence-premierspeuples-firstpeoples/production-manitu-inc"&gt;Plus d'informations&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="https://omeka.uottawa.ca/confluence-premierspeuples-firstpeoples/items/browse?collection=18"&gt;Voir la liste des récits de vie en ordre de nom de famille des interviewés&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</text>
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      <name>Oral History</name>
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              <text>Traduction par Anne-Marie André&#13;
&lt;p&gt;Évelyne : Bonjour Céline, je suis heureuse de te rencontrer. &lt;br /&gt;Céline : Moi de même. &lt;br /&gt;Évelyne : Je sais que ça fait longtemps que tu es enseignante, combien d’années ? &lt;br /&gt;Céline : J’ai commencé en 1963, j'ai enseigné à La Romaine. Après mes études, je n'ai pas pu enseigner ici, il y avait des religieuses. &lt;br /&gt;Évelyne : Et tu as enseigné longtemps, combien d’années ? &lt;br /&gt;Céline : On peut dire ce que ça fait 37 ans que je suis dans l'éducation et je n'ai pas toujours été dans l’enseignement. &lt;br /&gt;Évelyne : Mais tu aimais plus enseigner l’innu, je crois ? &lt;br /&gt;Céline : Oui, c'est la matière que j'aime mais le plus et si je devais revenir dans l'enseignement, c'est en innu que je vais enseigner. À mes débuts j'avais 19 ans, j’enseignais en français, nous n'avions pas le droit de parler l’innu aux élèves. À l'église tout se faisait en innu et on nous et on nous demandait d’enseigner les prières en français. J’ai dit à mon supérieur : "Pourquoi leur faire apprendre les prières en français quand on les récite à l'église en innu ?" J'avais refusé. Mon cas a été repéré à un plus haut niveau. Également, je n'ai pas voulu enseigner intégralement l’histoire du Canada, car je n'étais pas intéressé à conter l'histoire des indiens tel que décrit dans le livre. Et on m'a permis d'enseigner l’innu et ce fut le début pour moi de l'enseignement de innu. &lt;br /&gt;Évelyne : Quel fut l’Innu qui a été ton superviseur ? &lt;br /&gt;Céline : Aurélien Gill. &lt;br /&gt;Évelyne : Il était inspecteur ? &lt;br /&gt;Céline : On le nommait au Maine, le superviseur des écoles. &lt;br /&gt;Évelyne : Ensuite, tu as enseigné en français ? &lt;br /&gt;Céline : Oui, jusqu’en 1984 lors de la prise en charge de l'éducation. J'étais directrice, mais je n'aimais pas ça. On m'a demandé d'enseigner l’innu et je n'avais pas l'expérience, je ne savais pas écrire l’innu. J'ai appris à lire l’innu en lisant un livre. On est libre dans la méthode d'enseigner mais il faut suivre les règles, les objectifs du MEQ. Et en innu, on n'est pas régi par le MEQ. On m'a demandé d'envoyer au MEQ les résultats d'examens des élèves pour qu'ils attribuent des crédits. C'est dans cette matière que j'ai découvert ma vraie vocation d'enseignante. Je ne voulais pas participer au régime du gouvernement dans son objectif d'assimiler les Innus à son groupe. Une des raisons pourquoi j'aime enseigner l’Innu, j'ai même assigné l’Innu au niveau collégial. &lt;br /&gt;Évelyne : Tu as même participé au projet pilote ? &lt;br /&gt;Céline : Oui on avait fait cela à Betsiamites. C'était un niveau un, deux et trois au primaire. On enseignait en innu et un peu en français, moi j'avais la deuxième année. En voyant que les jeunes aimaient quand on leur enseignait l’innu, moi j'étais plus motivé à enseigner. Je m'en rappelle lorsque le jeune ne comprenait pas les maths, il ne savait pas le dire, tandis que s'il ne comprenait pas en innu, il pouvait le dire à quel endroit il a manqué. Là, je pouvais reculer où ils ont manqué. Pour ce qui est des maths, ils ne te le faisaient pas savoir. C'est regrettable, car les décisions prises pour l'arrêt du projet pilote furent des décisions politiques. Quand ils avaient des difficultés, ils pouvaient l'exprimer en innu ce qui n'était pas le cas avec le français. Ils sont à l’aise lorsque nous leur enseignons en innu. Le MEQ oblige les cours de français, de maths, d'anglais, de religion et s’il n'y a pas d'échec, il va passer son année. Un jeune m'a dit : "J’aime éducation, mais ce qu'on m’enseigne, je n'aime pas. Le français, j’ai de la difficulté à l'apprendre, ils veulent m’inculquer cette matière, j'aimerais qu'ils me montrent un métier afin de travailler en innu aitun." Des travaux manuels, car il était habile avec ses mains. On lui demandait de faire faire des dessins, tout le monde aimait travailler avec lui et personne n'a jamais dit qu'il n'était pas bon. Ce qui manque dans nos écoles, laisser nos jeunes développer leurs talents. &lt;br /&gt;Évelyne : Est-ce qu'on va avoir un jour une école ou l'enfant va aimer travailler ? &lt;br /&gt;Céline : Je pense que oui. Si on suit les désirs des enfants. Il va certainement avoir des étudiants qui vont se rendre à un plus haut niveau, mais ce n'est pas tous les jeunes qui vont se rendre jusque-là. Car si tous se rendent là où allons-nous prendre des plombiers pour les réparations ? Il va falloir encore s'adresser aux blancs pour les travaux manuels. C'est ça qui nous manque, une formation professionnelle, leur montrer des métiers. &lt;br /&gt;Évelyne : Je crois qu'on va se diriger vers la formation professionnelle dans notre école ? &lt;br /&gt;Céline : Oui, cette année. Pour débuter, quatre cours seront donnés localement pour les fins de Uashat et Malio. Dans le recrutement, les jeunes qui ont arrêté en secondaire 2 seront éligibles pour suivre cette formation. Quand les jeunes veulent travailler, il faut qu'ils aient un secondaire 5 mais, ils ne peuvent le faire. C'est la raison pour laquelle, ceux qui auront terminé leur secondaire plus bas que la cinquième et qu'ils ne peuvent se rendre jusque-là pourraient s'inscrire à la formation professionnelle. Et nous en avons plusieurs qui se trouvent dans cette situation. &lt;br /&gt;Évelyne : Quels sont les quatre métiers que tu as mentionné tout à l’heure ? &lt;br /&gt;Céline : L'ébénisterie, la mécanique pour les Skidoo, pour les appareils ménagers, la peinture, innu aitun. Ils vont apprendre à fabriquer des canaux et des raquettes. Pour les filles, il va y avoir de la couture avec les pots d'animaux afin d'identifier les nous. Dans le conseil de bande, il y a Jean-Louis Fontaine qui va axé la formation sur l'emploi et moi, ça va être le côté de l'éducation. Les jeunes vont avoir l'occasion de développer leurs talents artistiques, manuels et formateurs. &lt;br /&gt;Évelyne : Et que penses-tu du jeune dans l'éducation dans le mode de vie traditionnel, penses-tu qu'il soit un peu mêlé là-dedans ? &lt;br /&gt;Céline : Il est égaré, quand les profs utilisent leur livre leur façon de penser parce qu'il n'y a pas beaucoup de profs qui enseignent l’innu. Tous les profs, dans la façon d'enseigner, utilisent celle qu'ils ont eu de leurs parents et leurs profs quand ils étaient jeunes. Aucun non-autochtone ne peut transmettre à nos jeunes innus ce qu'ils n'ont jamais vécu ou connu de nos coutumes. Un jeune se cherche car il voit la différence de l'éducation familiale et celle de l’école. &lt;br /&gt;Évelyne : Peut-on mettre les deux entités, innu et non-innu dans l’éducation sans que ça dérange le jeune ? &lt;br /&gt;Céline : Oui, car lorsqu'un prof nous enseigne une matière non-innu, le jeune se sent bien avec son prof, il aime cela. Nos jeunes vivent à l'instant même, si son crayon à besoin d'être aiguisé il va y aller. S’il a envie d'aller à la toilette, il va y aller, ce n'est pas le cas avec un jeune non-autochtone, parce qu’eux, ils ont un temps pour les besoins naturels, ils vont aiguiser cinq crayons à l'avance parce qu’ils savent, selon leurs règles, ils ne pourront pas y aller durant le cours. Le jeune innu n'a jamais connu ça et il a de la difficulté à s'adapter aux nouvelles règles car, nous ne les élevons pas de cette façon. Regarde, du côté blanc, un nouveau-né à des heures fixes pour manger tandis que de notre côté, on va donner à manger à notre enfant lorsqu’il a faim. Les blancs utilisent beaucoup l’heure. Moi, durant la semaine, je fais de même mais les fins de semaine, j'enlève ma montre, j'en ai plus besoin. &lt;br /&gt;Évelyne : Les profs innus peuvent-ils transmettre leurs pensées innue quand ils enseignent en français ? &lt;br /&gt;Céline : Oui, lorsqu'ils apprennent à l’université, ils prennent les connaissances, lesquelles vont leur servir quand viendra le moment de le transmettre aux jeunes à l'école. Mais ils ont toujours en eux les apprentissages acquis de leurs parents à la maison. Tu ne peux pas enseigner sans te servir de la pensée innue. &lt;br /&gt;Évelyne : J’ai été une fois à l'école et un prof nous a simplement parler en français et il faisait de même avec ses élèves. Ça ne lui convenait pas du tout. &lt;br /&gt;Céline : Tu sais, au début, un enseignant qui sort d'université essaye le plus d’utiliser la méthode qu'il a appris. Mais avec l'expérience, comme moi j'ai acquis, je peux utiliser ma méthode d'enseigner. Ce qui manque, il faut que le prof donne son enseignement dans la méthode ou il se sent le mieux. À partir de là, il pourra parler à ses jeunes en innu. Un enfant ne comprend pas seulement un mot dans une phrase et il bloque. Tu lui dis le mot en innu et c'est correct. &lt;br /&gt;Évelyne : Je sais que tu as été impliqué à l'église et dans les livres concernant l’innu. &lt;br /&gt;Céline : J’ai répondu positivement à l'invitation du curé pour le livre rouge parce que j'ai pensé que les aînés serais plus intéressés à assister aux offices religieux s'il comprenait ce qu'on dit dans les prières. Car les livres avaient été écrits par les curés et ils traduisaient selon sa vision, sa pensée. J'ai même eu des divergences d'opinion avec un certain curé. À l’église, j'ai été invité à faire la lecture et de temps en temps je faisais des corrections. Les Innus ont trouvés que c'était plus compréhensif. Il y avait un curé qui voulait traduire mot à mot du français en innu et ça ne se fait pas. Souvent, on a eu des prises de bec. J'ai travaillé 15 ans pour la production de Missel Romain que le curé se sert pour sa messe. Les travaux de Kaianuet m’aident dans celui que je fais à l’église. &lt;br /&gt;Évelyne : Penses-tu qu'on va perdre notre langue ? &lt;br /&gt;Céline : On a difficultés avec notre langue. Les jeunes comprennent l’innu mais, on dirait que parler le français leur convient le plus. Il faut qu'on leur parle constamment en innu. Dans les 4 ans, quelques jeunes parlent français et le prof les ménage et leur parle français. &lt;br /&gt;Évelyne : Doit-on faire beaucoup d'efforts pour garder notre langue ? &lt;br /&gt;Céline : On le doit. Parce qu'on rencontre beaucoup de défis aujourd’hui. Il y a aussi des nouveaux mots qui arrivent avec le développement. Pour les nouveaux mots, Kaianuet décide avec l'approbation des représentants de chaque communauté innue les mots vont être utilisés. J'ai enseigné l’innu au niveau collégial à des adultes. &lt;br /&gt;Évelyne : En parlant du cégep, qu'est-ce que tu penses du programme, il y avait la langue innue, l’histoire innue et même un séjour d'apprentissage dans le bois, qu’est-ce que tu penses de ça ? &lt;br /&gt;Céline : Les élèves sont mieux placés que moi pour répondre à ça. Mais, nous avons monter le cours, je leur ai dit : "Qu'est-ce que moi, j'ai appris du vécu de l’Innu, son histoire ?" La seule chose que j'ai appris de l'histoire du Canada est que nous les Montagnais étaient une nation pacifique qui ne faisait pas la guerre. On ne m'a jamais dit comment vivaient les Innus. Qu'est-ce qu'on a appris, rien. Nous avons mis sur pied ce programme en espérant qu'il y aurait parmi le groupe, un ou des élèves qui vont transmettre les connaissances à d’autres. &lt;br /&gt;Évelyne : Allez-vous répéter l’expérience ? &lt;br /&gt;Céline : Il y en aurait s’il y avait d'autres Innus d’autres communautés qui participent. La majorité provenait de Mani-utenam. Ce serait intéressant d'ajouter un cours sur ces endroits où les Innus de chaque communauté ont chassée. Parmi les élèves, il y avait Noella, Sylvestre… J’espère qu'il y aura beaucoup de profs innus. Ce qui manque, c'est notre fierté d’être innu. Le blanc passe souvent dans les nouvelles, le côté néfaste des Innus. Lorsque nous jouions au Cowboys, personne ne voulait jouer le rôle d'un indien parce que, dans les films, il perdait toujours. &lt;br /&gt;Évelyne : Quel message tu donnerais aux jeunes ? &lt;br /&gt;Céline : D’y croire et d'avoir confiance en eux dans ce qu'ils font, d'aller loin même quand leurs parents ne sont pas là. De persévérer afin d'atteindre leurs objectifs. De faire un travail qu'on aime et non regarder le salaire qui s’y rattache. De passer à travers les obstacles pour réussir. Même s’ils ne sont pas à l'école, de parler innu en tout temps. D'accepter les corrections d’un aîné lorsqu'ils se trompent. &lt;br /&gt;Évelyne : Je te remercie Céline.&lt;/p&gt;</text>
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                <text>Céline Vollant/Bellefleur est née à Moisie, Québec en 1943, un village métissé situé près de Sept-Iles. Céline a fait ses études primaires au pensionnat indien de Sept-Iles. De 1963 à aujourd’hui, celle-ci est impliquée à 100% dans le monde de l’éducation. En 1987, elle est enseignante de langue innue au secondaire et conceptrice d'un programme de matériel pédagogique pour ce cours. De 1991 à 1997, Céline est directrice adjointe des écoles primaires de Uanamen shipu et Mani utenam, et marraine de Etap/manitu, un programme d'enseignement à travers la culture innue. Depuis 2016, c’est la présidente de Production Manitu inc. Entretien à Mani Utenam (Québec, Canada).</text>
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                <text>&lt;iframe width="100%" height="360" src="https://player.vimeo.com/video/697760223?h=04fb2d95b9" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen="allowfullscreen"&gt;&lt;/iframe&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://vimeo.com/697760223"&gt;Céline Bellefleur 2&lt;/a&gt; from &lt;a href="https://vimeo.com/user153045686"&gt;CRC Uetshit Takuaimatishun&lt;/a&gt; on &lt;a href="https://vimeo.com"&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</text>
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          <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, https://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                  <text>Anotc e icinakonik Nehirowisiwok opimatisiwiniwaw&#13;
La vie des Atikamekw Nehirowisiwok d’aujourd’hui</text>
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                  <text>Photos du territoire, des activités traditionnelles et des communautés Atikamekw Nehirowisiwok </text>
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                  <text>Nikan witamakewin&#13;
&#13;
Ni nikan witamowananak kaskina Atikamekw Nehirowisiwok anihe kaskina neta ka ici wapatamekw ota pamikicikopitcikanik ka ki ocitaiak mitowi aniki masinasowinak, tawok neta ka nokositcik aci e ki ickwa nakatitokok. Ekoni tca wetci nikan witamatak aka kitci orina kitci micta arimisiekw ke makotc aka kitci kockwapamoiekw. Kaskina e mikawerimitak aniki ke takickakotcik ohweriw.&#13;
&#13;
Mise en garde&#13;
&#13;
Nous tenons à informer les familles Atikamekw Nehirowisiwok que certaines photos utilisées sur cette plateforme présentent des personnes aujourd’hui décédées. Nous nous excusons très sincèrement des inconvénients que cela pourrait occasionner.</text>
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              <text>J- Jon-Evan Quoquochi, l'intervieweur, on est à Kokac en ce moment, à l'ancienne réserve. Je suis en train de parler avec mon grand-père, mon arrière-grand-père.&#13;
Le 3 juillet aujourd’hui. C’est à ton tour de te présenter.&#13;
&#13;
D- Dominique est mon nom. Dominique Quoquochi. Le trois juillet [...]&#13;
&#13;
J- C’était quoi le nom de ta mère?&#13;
&#13;
D- Élizabeth Boivin, c’est la fille de Joe Boivin&#13;
&#13;
J- Et le nom de ton père était quoi?&#13;
&#13;
D- Joseph Quoquochi était son nom. Il n’a pas vécu longtemps, il est décédé à l’âge de 53 ans par un problème cardiaque. Il avait mal au cœur. Pendant qu’on était dans le bois, un allochtone qui se nommait Claude Hervieux est venue nous chercher en motoneige là-bas où il y a la chute La Joli pour nous annoncer le décès de mon père. L’allochtone restait au Duplessis, là où nous avons dormi la nuit passée. L’enterrement a eu lieu à La Tuque est non à Wemotaci, Wemotaci était difficilement accessible en hiver. De plus, on a attendu l’arrivée de dégel pour pouvoir enterrer notre père.&#13;
&#13;
D- C’est dans ces terres que j’étais durant mon enfance, mes souvenirs sont flous quand on restait ici (Kokac). Ce n’est que durant l’hiver qu’on restait par ici, durant l’été on était à Wemotaci. On devait fréquenter l’école, cela ne durerait pas. Aussitôt l’automne arrivé, l’école était terminée. Vers le mois de septembre ou d’octobre, on revenait vivre sur ces terres. Les plus vieux se préparaient pour la saison de trappe.&#13;
&#13;
D- C’était dur dans le temps, pendant que mon père trappait dans le secteur du Lac Flamand vers la rivière Vermillon, mes deux frères se sont noyés. Mes frères ont voulu traverser la rivière en passant sur une glace lors de leur retour à la maison. Ils revenaient de leur trappe. D’autres personnes ont été annoncés la nouvelle à mon père, elles ont été le chercher là-bas. Mon père était revenu.&#13;
&#13;
J- Et puis, l’histoire que ta mère t’a raconté au sujet des conséquences de la construction du barrage Rapide-Blanc.&#13;
&#13;
D- Cela ne fait pas très longtemps que le barrage Rapide-Blanc a été construit. On ne pouvait pas marcher par là non auparavant, il y avait une rapide de 7 miles de long, c’est la raison qu’ils ont appelé ce barrage Rapide-Blanc. Notre route fluviale était là où nous avons dormi la nuit passée. On devait faire des portages pour se rendre jusqu’à la rivière Vermillon.&#13;
&#13;
D- Ma mère raconte que les habitants de la région Kokac se sont fait avertir que le barrage allait maintenant être fermé et que cela inonderait beaucoup de terres. Les habitants n’ont pas eu assez de temps pour déménager leur maison. C’est comme si les Allochtones ne se souciaient pas de la présence des Autochtones au bord de la rivière Saint-Maurice. Les habitants avaient tous des maisons en bois rond. Les maisons flottaient, plusieurs maisons. On a été forcé de se construire plus loin sur les terres à cause de l’inondation.&#13;
&#13;
J- C’est qui les familles qui sont restées par ici? C’est par ici que ton grand-père est resté?&#13;
&#13;
D- Daniel Laloche qui s’appelait celui qui restait par-là. Plus par là c’est Basile Bellemare qui s’appelait, Narcisses était aussi son nom. Par-là c’était mon grand-père. Par ici c’est Denis Chilton. Packire Jos Chilton un peu plus loin par là-bas. À côté c’était Louison Petiquay, le grand-père de ton arrière-père Émile. Après c’était nous autre.&#13;
&#13;
J- Quand vous avez déménagé à Wemotaci, cela veut dire qu’il n’y avait plus personne ici à Kokac?&#13;
&#13;
D- Il n’y avait plus personne ici, tout le monde a déménagé à Wemotaci. Avant presque personne ne travaillait dans l’industrie forestière, une grande partie de la population autochtone trappait. Auparavant, le monde ne se regroupait à Wemotaci qu’uniquement durant l’été. L’un des premiers emplois était la drave. Ça été l’un des premiers moments où les Allochtones ont vu comment les Autochtones travaillaient bien. C’est à partir de ce moment que les Autochtones ont travaillé. Mon père commençait à travailler dès le printemps.  &#13;
&#13;
10 min.&#13;
&#13;
D- Du coup, j’ai commencé à travailler moi-aussi, en partant de Wemotaci, je me suis rendu trois fois à La Tuque en faisant de la drave. [Rires]&#13;
&#13;
J- Est-ce que vous pouviez utiliser tout de même les canots pour traverser les rivières?&#13;
&#13;
D- Oui.&#13;
&#13;
J- Vous pouviez toujours ramer même s’il y avait des pitounes?&#13;
&#13;
D- Oui.&#13;
&#13;
J- Il ne vous arrivait rien même s’il y avait des billots de bois sur les rivières?&#13;
&#13;
D- Pas vraiment, mais de temps en temps il arrivait quelque chose. Les billots de bois étaient retenus grâce au petit barrage au Windigo. De temps en temps ils ouvraient le barrage, c’est là qu’il y avait beaucoup de bois sur l’eau et dans l’eau. Un moment donné, les gros bateaux sont arrivés. Ces bateaux fonctionnaient 24h/24. Ils partaient de Windigo et allaient jusqu’au barrage Rapide-Blanc, ce voyage leur prennait 24 heures.&#13;
&#13;
D- De nos jours, le moyen de transport des billots de bois est totalement différent.&#13;
&#13;
J- Est-ce que vous avez vécu vers le lac Joli?&#13;
&#13;
D- La Joli.&#13;
&#13;
J- Proche du Lac Joli ou bien vers la rivière Joli.&#13;
&#13;
D- Oui, on y allait par là aussi.&#13;
&#13;
J- Est-ce que vous y restiez par là aussi?&#13;
&#13;
D- Oui, mon grand-père maternel qui se nommait Joe Boivin trappait dans ce coin et ce jusqu’au 22 miles. Mon père s’était plus par ici, il partait d’ici jusqu’à l’autre bout du Lac Flamand. C’est par là qu’il trappait. Mon arrière-grand-père William Quoquochi qui s’appelait, sa fille avait marier Richard Chilton. Suite au mariage de la fille de William Quoquochi, celui-ci donnait le territoire de La Joli afin que les enfants de sa fille et de son gendre puissent vivres.&#13;
&#13;
D- Cela ne fait très longtemps que les Chilton et les Dubé soient arrivés. La personne qui s’appelait Porke arrivait de la Baie d’Hudson. C’est de même que s’appelle la Baie?&#13;
&#13;
J- Oui.&#13;
&#13;
D- C’est par-là qu’ils arrivaient. Aussitôt qu’lls ont arrivé ici, ils se sont mariés. Ils ne sont plus jamais rentrés d’où ils arrivaient. Je ne sais d’où ils viennent exactement.&#13;
&#13;
J- Ils parlaient en anglais ?&#13;
&#13;
D Oui, c’est comme Henry Skene, ce sont des anglophones qui ont mariés des Autochtones. Ils étaient 5 au total. Porke était un Dubé, Richard était un Chilton. Les autres je ne me souviens plus, ils se sont mariés dans la communauté d’Opitciwan. Je ne me souviens vraiment plus comment ils s’appelaient.&#13;
&#13;
J- Dans les recherches que j’ai faites, j’ai trouvé qu’une Ainée déclarait que les Quoquochi sont presque disparues du radar. Je ne comprenais pas trop la raison de cette déclaration. Je ne connais pas l’Ainée qui a déclarait cela parce que je ne l’ai jamais entendu sa voix dans la vie et c’était dans un enregistrement audio que j’écoutais sa déclaration. Est-ce que tu as une idée de la raison de pourquoi les Quoquochi sont presque disparue?&#13;
&#13;
D- Mon arrière-grand-père William est décédé avant la naissance de son fils. Mon arrière-grand-mère a décidé d’appeler leur fils William. Un coup que mon grand-père William s’est marié, il est lui-aussi décédé avant la naissance de son premier enfant. Son enfant est mon père. C’est Jos Nekwato qui a élevé mon père jusqu’à ce qu’il se marie à son tour. Ka Matcotc était le surnom de Jos Nekwato.&#13;
&#13;
D- Avant la naissance de mon père, pendant que sa mère était enceinte, elle avait acheté un fusil de chasse calibre 12. Elle avait prêté le fusil à Ka Matcotc afin que celui-ci donne le fusil à mon père le jour de son mariage. Par la suite, il m’a donné le fusil. Cela fait 50 ans que je garde le fusil. Je vais te le montrer un jour. Il est encore tellement beau et propre.&#13;
&#13;
D- Une personne de Manawan voulait tellement acheter le fusil qu’à chaque fois qu’on se voyait, il ne me parlait que de cela. [Rires]. Mais je ne veux pas le vendre, on me l’a donné afin que je garde. Dernièrement j’ai été à Manawan et on m’a encore parlé de ce fusil, d’après-moi le fusil vaut très cher! [Rires]&#13;
&#13;
J- D’après-moi c’est ça [Rires]. Le jour où ton père est né, qui a pris l’initiative de te faire garder par Jos Nekwato? Est-ce que c’est sa mère ?&#13;
&#13;
D- C’est sa mère qui a demandé à Jos de garder mon père jusqu’à ce qu’il se marie. Une demande qu’il a accepté. Jos restait dans le coin Windigo, il surveillait un tour garde feu. L’as-tu déjà vue ce genre de tour?&#13;
&#13;
J- On ne me l’a que dessiné.&#13;
&#13;
21 min&#13;
&#13;
D- Un jour, cette tour de garde de feu a été fermé. Il y en avait un autre pas loin d’ici. Ceux qui surveillaient ces tours restaient à aux environs pendant tout le long de l’été.&#13;
&#13;
D- Dans le temps quand on demeurait à McTavish, durant nos sessions de trappe, on utilisait ces cabanes afin de dormir. De plus, on l’utilisait aussi quand on allait à la chasse à l’orignal.&#13;
&#13;
J- Vous étiez combien dans votre famille, tu as combien de frères et sœurs?&#13;
&#13;
D- Où?&#13;
&#13;
J- Vous étiez combien dans la famille?&#13;
&#13;
D- On était 11 je crois, mais il y en a qui sont décédés.&#13;
&#13;
J- Deux de tes frères.&#13;
&#13;
D- On était 9. Vu que 1 est décédé, auparavant on était 10. Ma sœur qui a marié Michel Basile s’appelait Catherine. Quand nous restions au McTavish, c’était elle l’ainée de la famille et moi je suis le second.&#13;
&#13;
J- Donc, tous ceux qui ont leur campement au McTavish sont tous des petites sœurs et petits frères?&#13;
?&#13;
&#13;
D- Oui, Maxime, Arthur, Janine.&#13;
&#13;
J- Rachel? C’est ta petite-sœur elle?&#13;
&#13;
D- Ma nièce.&#13;
&#13;
J- Ahh c’est ta nièce?&#13;
&#13;
D- Oui.&#13;
&#13;
J- Celui qui s’appelle Michel, c’est qui son père? C’est bien Arthur?&#13;
&#13;
D- Oui. Arthur a aussi une fille. Une personne est venue m’annoncée récemment que sa fille allait revenir par ici. Elle reste dans le coin de Roberval, Mashteuiatsh.&#13;
&#13;
J- Et puis toi, tu as combien d’enfants?&#13;
&#13;
D- 9 Moi aussi j’en ai 9, un qui est décédé quand il était encore jeune.&#13;
&#13;
J- Un coup que tes enfants sont tous nés, est-ce que vous restiez déjà à Wemotaci?&#13;
&#13;
25 min.&#13;
&#13;
D- On restait à McTavish, c’est là que la majorité de mes enfants ont grandi.&#13;
&#13;
J- Est-ce que c’est là que les enfants naissaient?&#13;
&#13;
D- Non. Les femmes accouchaient à La Tuque. Selon mes souvenirs, il y a eu 2 qui sont nées à McTavish là où Arthur est son campement. On avait notre propre maison en bois rond. J’étais guide pendant un bout de temps. Un homme restait à la même place lui-aussi. Il était membre du Club McTavish. Il a été guide pendant 15 ans. Un jour, on est tous partis dans la réserve quand elle a été ouverte en 1972. Il n’y avait plus d’Autochtone au McTavish. On nous avait donné une maison là-bas. J’ai commencé à travailler tout de suite, j’ai travaillé pendant 29 ans pour le Conseil. J’avais des contrats de vidange, et par la suite j’ai été conseiller au Conseil. C’est de ces années de service que je tire aujourd’hui la pension de vieillesse! [Rires]&#13;
&#13;
J- C’est bien vrai [Rires]. Les maux de société qu’il y a à Wemotaci, toutes les actions qui prouvent que les gens ont du mal à vivre.&#13;
D- Oui.&#13;
&#13;
J- De nos jours, les maux de société sont bien présents. Est-ce que tu penses que dans le passé, les maux étaient autant présents auprès des personnes qui vivaient à Kokac ou au McTavish?&#13;
&#13;
D- Oui, on vivait toujours. Ce n’est plus le même mode de vie. Dans le temps on n’allait à Wemotaci qu’au printemps et on partait de Wemotaci dès l’automne. On n’allait là-bas que pour fréquenter l’école. Dès l’automne, c’était la saison de trappage qui commençait. De nos jours, il n’y a plus personne qui fait cela! [Rires]. Il n’y a plus de chemin de la croix, ça s’est arrêté. C’est à partir de là que les maux de société et les maladies mentales sont arrivés. Il y avait plusieurs immenses églises avant, maintenant ces églises sont détruites. C’est lui qui vient parler. André Ambroise va apparaitre du bois! [Rires].&#13;
&#13;
J- Il est à Opitciwan en ce-moment.&#13;
&#13;
D- Ah oui c’est vrai. Il doit surement être en train de pêcher, l’eau doit être calme hein?&#13;
&#13;
J- Oui&#13;
&#13;
D- C’était dur dans le temps, il n’y avait pas de chemin. Il n’y avait que le train. Là où nous avons dormi la nuit passée, il y a une pointe et c’est là qu’on débutait notre portage afin d’embarquer sur le train dès le printemps. C’était notre moyen de transport quand nous allions à Wemotaci pour commencer l’école. On pouvait amener plusieurs choses dont les canots et les chiens. On utilisait beaucoup les chiens dans le temps, chacune famille avait entre 2 et 3 chiens.&#13;
&#13;
J- Est-ce que vous payez pour prendre le train et combien cela vous coutait?&#13;
&#13;
D- Oui, mais ce n’était pas cher.&#13;
&#13;
J- Pas cher?&#13;
&#13;
D- On embarquait ici pour aller à Wemotaci, cela nous coutait 50 cents. Aujourd’hui c’est 30$ ou 40$! [Rires].&#13;
&#13;
J- Tes enfants, est-ce qu’ils ont fréquentés les pensionnats?&#13;
&#13;
D- Les pensionnats… Un certain nombre de jeunes de Wemotaci ont fréquenté les pensionnats à Roberval. Dans certaines familles, 4 de leurs enfants sont partis en même temps. Des fois, les parents étaient les seuls à la maison. Pour les parents, ça leur tracassait de voir les enfants partir pendant 10 mois de temps, souvent les parents s’isolaient 1 semaine complète dans leur maison parce que la situation leur tourmentait. Durant le congé des fêtes, les enfants ne revenaient même pas.&#13;
&#13;
J- Il vient très proche le suisse [un animal].&#13;
&#13;
D- Il vient parler lui-aussi.&#13;
&#13;
J- Oui.&#13;
&#13;
D- [... 35:00...] Il vient raconter des histoires.&#13;
&#13;
J- On va finir ainsi pour aujourd’hui, je vais revenir te voir pour continuer la discussion.&#13;
&#13;
D- Tu n’as qu’à revenir. Tu n’as qu’à m’avertir de quel sujet tu veux qu’on parler afin que je me prépare d’avance. Au lieu d’un coup sec comme ça.&#13;
&#13;
J- Oui, c’est ce que j’avais l’intention de faire.&#13;
&#13;
&#13;
&#13;
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        <name>Dublin Core</name>
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                <text>Quoquochi, Dominique</text>
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                <text>récit de vie; wemotaci; kokak; noyade; barrage rapide-blanc; innondation; généalogie; trappage; drave; barrage windigo; la joli; anglophones; fusil; adoption; famille; club mctavish; accouchement; le train; pensionnat;</text>
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                <text>Entrevue réalisée à Kokac en 2021, un des endroits historiques de Dominique et de quelques histoires que ses parents lui ont raconté au sujet de l'ancienne réserve. Le peuple Atikamekw, l'ancienne réserve est inondée en 1932 à cause de la construction du barrage hydroélectrique Rapide-Blanc. L'entrevue est semi-dirigée par Jon-Evan Quoquochi et c'est l'arrière-petit-fils de Dominique Quoquochi. L'entrevue est réalisée grâce à la Chaire de recherche du Canada traditions intellectuelles et autodétermination des Premiers Peuples et aussi grâce au Conseil de la Nation Atikamekw.</text>
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            <name>Creator</name>
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                <text>Quoquochi, Dominique (interviewé)</text>
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                <text>Quoquochi, Jon-Evan (intervieweur)</text>
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            <description>A point or period of time associated with an event in the lifecycle of the resource</description>
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                <text>2021-07-03</text>
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                <text>CRC Uetshit takuaimatishun - CRC traditions intellectuelles et autodétermination des Premiers Peuples - Conseil de la Nation Atikamekw</text>
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                <text>[CRC en traditions intellectuelles et autodétermination des Premiers Peuples], et sous son autre nom [CRC UETSHIT TAKUAIMATISHUN] utilisent le contenu et le contenant de l'entrevue tournée le 3 juillet 2021 à Kokac. Le contenu de l’entrevue fait appel au récit de vie et le contenant fait allusion à l’image captée par une caméra.&#13;
&#13;
[CRC UETSHIT TAKUAIMATISHUN] se réserve le droit d'auteur quant à la reproduction des images, des propos et tout contenu diffusé.&#13;
&#13;
Droit à l’image à [CRC UETSHIT TAKUAIMATISHUN].</text>
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                <text>&lt;iframe width="100%" height="360" src="https://player.vimeo.com/video/644925852?h=d092e253d6" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen="allowfullscreen"&gt;&lt;/iframe&gt;&#13;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://vimeo.com/644925852"&gt;Entrevue avec Dominique Quoquochi à Kokac le 3 juillet 2021.mp4&lt;/a&gt; from &lt;a href="https://vimeo.com/user153045686"&gt;CRC Uetshit Takuaimatishun&lt;/a&gt; on &lt;a href="https://vimeo.com"&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</text>
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