Reel 17425 - Page 1765
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- Reel 17425 - Page 1765
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- Date
- 1941/1945
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- fra
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- Text
- # CONFIDENTIAL
la France ne peut demander à la Syrie de lui (292) reconnaître par acte conventionnel une position prédominante et privilégiée. Par contre, les intérêts très spéciaux que nous avons au levant et qui résultent d'une situation de fait, seraient pris en considération et des formules pourraient être trouvées qui ménagent ces intérêts pour l'avenir dans le cadre de l'indépendance. M. OSTROROG a fait remarquer (293) que les assurances qui nous étaient données par le Gouvernement syrien ne trouveraient plus grand crédit en raison même des initiatives inanimales prises à notre égard depuis quelques mois. Il a insisté notamment sur la procédure désobligeante adoptée dans la question de la réforme scolaire, et sur la mesure toute récente (294) (vis)ant la suppression des conseils français. Ceci (dit), il a vivement insisté pour que la suggestion faite par nous il y a trois mois concernant un voyage de DIEHIL MARDAH à Paris fût reprise. Un contact direct du Ministre des Affaires étrangères syrien avec le Gouvernement français (serait) à nos yeux le meilleur moyen de (295) disdjpor des malentendus regrettables et de créer une meilleure atmosphère. DIEHIL MARDAH a réservé sa réponse, désirant d'abord en référer au Président de la République.
Au cours d'un second entretien, qui a eu lieu dans la soirée, Ministre des Affaires étrangères a renouvelé à mon collaborateur l'offre d'engager sans attendre davantage une discussion d'ordre général. (296) M. OSTROROG a répondu que mes instructions ne me permettraient pas d'ouvrir des pourparlers de cette nature sans que cette nouvelle proposition vous eût été soumise; qu'elle serait sans doute discutée en Conseil des Ministres et qu'il fallait donc prévoir un certain délai pour recevoir une réponse. Il a demandé ensuite si le Président de la République avait approuvé le (projet) de voyage à Paris. (297) DIEHIL MARDAH alors a indiqué qu'il devait lui-même partir le lundi 12 février pour la conférence d'Alexandrie et que c'est seulement à son retour, une semaine après, que Gouvernement syrien pourrait prendre décision. Il a marqué que si cette mission en France lui paraissait souhaitable, il ne serait à même de l'entreprendre qu'en sachant sur quelles bases les conversations éventuelles pourraient avoir lieu. (298) C'est à cet effet qu'il a exprimé le très vif désir de recevoir une réponse sur la proposition qui nous était faite avant son départ pour l'Egypte. Si cette réponse était favorable, elle permettrait à son avis de provoquer la détente indispensable pour la reprise des pourparlers.
Sans que le mot de traité ait été prononcé, c'est pour la première fois que le Gouvernement syrien accepte d'examiner l'ensemble des questions (299) intéressant les relations franco-syriennes pour en faire objet d'un accord. Ce changement ... (serait) où sans doute à plusieurs facteurs. Du côté anglais, les Syrians ne trouvent plus appui positif que
(continued)
File FG-8421
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Citation
“Reel 17425 - Page 1765,” The Canadian Vichy Intercepts, accessed January 2, 2026, http://omeka.uottawa.ca/examination-unit/items/show/13022.
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