Reel 17426 - Page 0137
- Title
- Reel 17426 - Page 0137
- Description
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- Source
- https://image-uab.canadiana.ca/iiif/2/69429%2Fc0nc5s885s14/full/max/0/default.jpg
- Date
- 1941/1945
- Rights
- Public Domain
- Format
- image/jpeg
- Language
- fra
- Identifier
- t17426_0137
Dublin Core
- Text
- M. PHILIPPE SOUPAULT est à Buenos-Aires depuis une quinzaine
passée. Au cours d'une de mes conversations avec lui, il m'a dit
spontanément qu'il s'était rendu compte en enquêtant sur place qu'une
(erreur) politique avait été commise en ne transformant pas notre légation
de l'Uruguay en ambassade: "Montevideo, m'a-t-il dit, est la capitale d'un
pays de liberté et le siège de la Commission de Défense pan-américaine.
Il tend à devenir pour l'Amérique du Sud, et même dans certaines circon-
stances pour toute l'Amérique, une sorte de (Genève). Très prochainement,
M. SERGE ORLOV, ministre de l'U.R.S.S., qui passe pour un homme de
premier plan doit y arriver. Nous aurions le plus grand intérêt à
rehausser en Uruguay notre position sur le plan (89) idéologique, le seul
sur lequel nous puissions nous situer. N'y aurait-il pas moyen de reprendre
la question?"
J'ai répondu à mon interlocuteur que si l'on donnait au gouvernement
uruguayen - maintenant que l'affaire CALAMET s'éloignait - l'assurance
que dès qu'il aurait nommé un ministre à Alger notre légation serait
élevée au rang d'ambassade, il paraît très probable que l'on puisse re-
trouver en Uruguay les conditions favorables nécessaires pour procéder à
cette transformation et en tirer pour notre influence tout le profit
désirable.
Parlant de l'Argentine où il a vu de nombreuses personnalités,
il ajoute: "La situation parmi les Français y est extrêmement délicate, et
vous êtes le seul délégué d'Amérique que je rencontre (90) qui jouit de la
confiance de la très grande majorité de la colonie française. Vous êtes
d'autre part bien chez les Américains et les Anglais. J'estime si le
gouvernement argentin se résout à reconnaître sous une forme quelconque le
Comité de la Libération, nul plus que vous ne me pareil qualifié pour
en être actuellement le représentant.
Mais comme d'autre part au point de vue politique, l'Argentine
totalitaire n'a de (respect) que pour la puissance matérielle, il serait
nécessaire que notre représentant voie son crédit renforcé tant par la
reconnaissance plein et entière dont il jouit à Montevideo que par
l'autorité idéologique qu'il y possède. Je pense donc qu'aussi longtemps
que la France n'aura pas été libérée, ce serait une erreur de ne pas réunir
sous une direction unique notre représentation (91) en Uruguay et en
Argentine."
(continued)
File FG-1216
Examination Unit
Text Item Type Metadata
Collection
Citation
“Reel 17426 - Page 0137,” The Canadian Vichy Intercepts, accessed April 30, 2026, http://omeka.uottawa.ca/examination-unit/items/show/14551.
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