Reel 17427 - Page 2544
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- Reel 17427 - Page 2544
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- Date
- 1941/1945
- Rights
- Public Domain
- Format
- image/jpeg
- Language
- fra
Dublin Core
- Text
- # P. G. N. L.
**Prom: Algiers**
**To: Washington**
**Dated: Oct. 24, 1943**
**Rec'd: Oct. 29, 1943**
## 2274-2276 (LONDO)
Au cours d'un récent entretien avec M. GUSSEP, nouvel ambassadeur de l'U.R.S.S. auprès de la cour de Saint James, j'ai été frappé de l'importance que le gouvernement de l'U.R.S.S. paraissait attacher à la Commission Méditerranéenne.
Cette importance est d'ailleurs soulignée par le bulletin d'information que publie l'ambassade soviétique à Londres. D'après le numéro du 12 octobre qui se réfère à diverses feuilles paraissant à Moscou, la "Commission politique et militaire, que les Anglo-Saxons appellent Commission Méditerranéenne" aurait à traiter des questions de la plus haute importance. Elle s'occuperait en premier lieu (2275) de tous les problèmes concernant la vie politique et l'administration des territoires libérés, tels que l'élaboration des déclarations, proclamations, instructions à adresser aux autorités locales, de la part des Nations Unies ou de la part de la commission militaire et politique elle-même. Elle assurerait le contrôle de l'exécution des clauses de l'armistice, notamment celles qui ont trait aux forces armées italiennes, à la démobilisation, au désarmement, au statut militaire de l'Italie, au traitement des chefs fascistes et des crimes de guerre.
Elle devrait (2276) donc être investie de pouvoirs très étendus, sans lesquels il serait impossible d'envisager son fonctionnement. Le bulletin soviétique mentionne dans cet ordre d'idée une opinion exprimée par le correspondant diplomatique du Times, d'après laquelle la commission n'aurait que des attributions consultatives. Une telle conception, souligne-t-il, ne cadre pas avec les déclarations officielles britanniques ou soviétiques.
Si l'on compare les indications ci-dessus à celles qu'a recueillies M. HOPPENOT (votre 563 du 16 octobre) il est clair qu'en (2277) ce qui concerne les attributions et les pouvoirs de la Commission Méditerranéenne, la conception soviétique diffère sensiblement de la position américaine. L'U.R.S.S. semble vouloir en faire un organisme essentiel dans la direction de la guerre et la préparation de la paix; le State Department cherche à en réduire le plus possible l'importance et lui enlever tout pouvoir véritable. Cette divergence de vue s'exprimait (2278) déjà dans le choix respectif de M. VICHINSKI et de M. EDWIN WILSON comme délégués soviétique et américain. Elle forme sans doute l'une des nombreuses questions qu'aura à régler la conférence de Moscou. Si variées qu'en autant les raisons, il est difficile de n'y pas voir en même temps un reflet de l'attitude essentiellement différente de Washington et de Moscou à l'égard du Comité Français de la Libération Nationale.
x-relaye d' from London
Fils FG-544
Examination Unit
National Research Council
November 5, 1943
Text Item Type Metadata
Collection
Citation
“Reel 17427 - Page 2544,” The Canadian Vichy Intercepts, accessed January 2, 2026, http://omeka.uottawa.ca/examination-unit/items/show/20138.
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