Reel 17425 - Page 1865
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- Reel 17425 - Page 1865
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- Date
- 1941/1945
- Rights
- Public Domain
- Format
- image/jpeg
- Language
- fra
Dublin Core
- Text
- # 19027
élément Helligcable et qu'ils pourraient avec l'appui de 1' Angleterre mener à bien tous leurs projets. C'est aux (184) mèmes fins que les autorités britanniques se sont si fort intéressées a l'armement de la gendarmerie, en cherchant à donner à ce corps la consistance d'une formation para-militaire. Il n'est donc point surprenant que le Gouvernement britannique mette tont d'insistance à régler le problème de l'amés dans un sens favorable à la Syrie et conformément aux vues du Général SPEARS. DJEML MANDAM sent bien que le temps presse, que le moment (185) viendra peut-8tre oi l'Angleterre serait forcée de tenir plus large compte du point de vue français. Il s'efforce aueuter opinion publique pour nous contraindre a ceder. Son jeu, d'ailleurs tout personnel, est d'une extréne complication. Si le Ministre des Affaires étrangères veut d'une part affermir sa position en excitant opinion publique contre la France, il favorise on même temps l'éventualité d'une crise ministérielle qui lui permettrait de prendre la présidence du Conseil. Une fois (186) chef d'un gouvernement dont SAADALAH DJABRI resterait exclu, DJEML MANDAM aurait ses coudées franches pour établir une collaboration sans réticences avec l' Angleterre et finalement avec CHURRI KOUATLI. D'après des renseignements dignes de foi, DJEML MANDAM se serait en effet pallié à l'idée d'une Grande Syrie sous un tréne hashemite. Il aurait reçu assurance (187) si l'Emir ABDULLAH régnait à Damas, d'avoir en Syrie une position pareille à celle que NOURI PAGHA et NAHAS PAGHA occupent respectivement en Irak et en Egypte par la faveur de l' Angleterre. Considérant qu'il a cherché depuis vingt ans à établir des relations de cette nature avec Gouvernement français sans y aboutir, DJEML MANDAM accouvit sa vengeance et croit pouvoir réaliser ses ambitions en jouant la carte (188) anglaise.
Pendant le séjour qu'il vient de faire à Damas, OSTROBOG l'a vu deux fois. Le Ministre des Affaires étrangères est resté sur la plus complète réserve sans aborder un soul instant les problèmes du jour. Le Président PARES KHOURY s'est découvert davantage, déclarant en fin de compte que la situation n'était plus tenable, et qu'il (189) était prèt à donner sa démission. C'est avec le Président de la République que mon collaborateur a eu le plus long entretien. Pendant trois heures, CHURRI KOUATLI a repris tous les arguments invoqués par les Syriens pour obtenir le transfert des dernières attributions du pouvoir, en particulier l'armée, et mettre le point final au chapitre de l'indépendance syrienne. Il a déclaré notamment (en) faisant allusion aux déclarations récentes du Général DE GAULLE, que la (190) Syrie ne pouvait pas accepter
(continued)
File FG-3502
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Citation
“Reel 17425 - Page 1865,” The Canadian Vichy Intercepts, accessed January 9, 2026, http://omeka.uottawa.ca/examination-unit/items/show/13122.
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