Mythes et superstitions
Sedna the Sea Woman
Le mythe de Sea Woman est celui d'une femme qui ne veut pas se marier. Son père l'emmène à la mer et lui coupe ses jointures. Elle se transforme alors en un animal marin. The Sea Woman vit au fond de la mer et elle empêche les animaux marins de remonter à la surface lorsqu’elle se fâche contre les chasseurs Inuits. Lorsque les animaux de mer ne sont pas respectés, les pêcheurs sont hantés et accablés de malchance.
Elle se doit d’être respectée de tous.
«the people are not allowed to smile when referring to her or singing about her, and, when mentioning the name of Sedna, they do so in a reverent manner»
«When offended, she could relatialte in many ways. According to Boas.»
LAUGRAND, Frédéric et J. G OOSTEN. The Sea Woman : Sedna in Inuit Shamanism and Art in the Eastern Arctic, Fairbanks: University of Alaska Press, 2008, 152 p.
Cette estampe représente the Sea Woman. Elle est illustrée aux côtés des animaux marins sur lesquels elle exerce son autorité, plusieurs à double-visage. Cette estampe, faite en 2007, illustre la pérennité du mythe dans la tradition orale inuite à ce jour. Elle représente aussi un changement quant aux matériaux traditionnels artistiques inuits, le papier et l'estampe étant des moyens de communiquer ces mythes qui rejoindraient plus facilement un public européen. Cette culture autrefois surtout orale se voit de plus en plus représentée dans l'art contemporain inuite, vraisemblablement un développement de la pratique en elle même en concert avec le besoin de réaffirmer ces éléments culturels importants.
Pour les Inuits, the Sea Woman est appelée Inua, ce qui symbolise la personne, un habitant de la mer ou un possesseur d'une âme. The Sea Woman est vu comme une femme dangereuse, une figure intimidante et même menaçante vu son contrôle sur un des moyens de subsistance centraux à la survie des peuples inuits. Elle est également perçue comme un esprit protecteur au Angakkuq, pour fournir de la nourriture aux chasseurs. Elle est la détentrice de la mer.
Cette sculpture de 1987 est une représentation iconographique d'une déesse de la mer, présumément the Sea Woman. Cette sculpture et maintes d'autres représentent cette figure mythique de plusieurs façons, mais certains traits sont presque toujours présents comme son apparence mi-femme, mi-poisson et ses longues tresses. L'interprétation faite par l'artiste illustre une figure intimidante et peu approchable, reprenant la cractérisation du personnage dans la tradition orale.
Superstitions
Il y a une coutume qui veut que l'on recouvre les yeux des poissons capturés afin que, aveuglés, ils ne puissent pas communiquer avec leurs amis poissons et leur dire là ou le barrage se trouve. C'est notamment à cause de cette croyance que l'après vie des poissons leur permet une communication avec les poissons du monde des vivants.
Jose Angutinngurniq, né en 1925, se remémore une superstition de pêche dont il a entendu parler.
«Quand les Tuniit pêchaient dans la Tariurnittuq, les femmes n’avaient pas le droit d’enlever leurs pantalons quand elles entraient dans l’eau pour attraper le poisson. À cause des croyances et des lois de la rivière, cela leur était interdit. Une fois, une femme a enlevé son pantalon pour entrer dans la rivière et le poisson a complètement cessé de remonter le courant. Apparemment, la rivière est tellement sacrée que si quelqu’un enfreint les croyances ou les lois qui s’y rapportent, les pêcheurs deviennent aveugles temporairement ; ils ne voient plus les poissons. Par conséquent, quand les femmes allaient rejoindre les hommes pour harponner le poisson, elles devaient garder leurs pantalons.»
KARETAK, Joe, et al. Inuit Qaujimajatuqangit, Québec, Presses de l'Université du Québec, 2025, 328 p. [https://uottawa.pretnumerique.ca/accueil/isbn/9782760559455]
La signification de la pêche pour les Inuits n'est pas négligeable considérant non-seulement son importance comme moyen de subsistance, mais les mythes et superstitions qui l'entourent. La pêche devait être assez importante pour qu'on considère son échec ou sa perte comme assez significatifs pour développer des superstitions pour protéger les chasseurs et pêcheurs de la malchance. Il y a une volonté de limiter à tout prix les chances que la pêche soit mauvaise. Les représentations contemporaines de ces croyances communiquent cette riche tradition orale de façon à faire le pont entre deux cultures et visions du monde à travers le temps.

